
La déesse aux serpents
C'est au musée quai Branly que j'ai découvert cette magnifique statuette de Manasâ,
déesse des serpents, vénérée dans le Nord-Est de l'Inde.
Elle a été réalisée en carton sur un
socle de bois. Le corps de la déesse est recouvert d'un enduit de terre. Les serpents qui la surmontent sont constitués de moelle végétale très légère. On a également utilisé d'autres matériaux
pour orner cette effigie : par exemple, les boucles d'oreilles qu'arbore Manasâ sont faites de papier brillant vert et argent, sa tiare est agrémentée de papier rouge et de petites rosaces de
carton. L'ensemble de la statue est recouvert d'une couche de peinture brune, bleue ou noire, rehaussée ponctuellement de rouge.
Elle est invoquée pour prévenir et soigner les morsures de serpent. Elle peut également garantir la fécondité et la prospérité. En effet, le serpent est associé à la fertilité dans cette région,
car il prolifère lors de la saison des pluies. Dans les endroits où il est particulièrement présent, chaque foyer possède un autel voué au culte de Manasâ. Si des offrandes et des prières lui
sont rendues quotidiennement, la déesse aux serpents se montre bienveillante. Mais gare aux oublieux ! Si elle est négligée, Manasâ se montre sans pitié et retire sa protection. Les contrevenants
risquent, pour eux ou leur famille, la morsure des serpents vengeurs.
Merci à Éloïse Véronési pour toutes les
informations ci-dessus
Sculpture 1840-1875
musée d'0rsay
Rez-de-chaussée
Jean-Baptiste Paul Cabet, sculpteur né à Nuits en 1815 devint l'élève de François Rude son beau-père. Ayant atteint lui-même la célébrité, il est l'auteur de la statue dite de la
Résistance en témoignage des combats héroïques de Dijon lors de la guerre de 1870 et dont l'ébauche se dresse sur la montagne de Nuits.
Dessiné par Gilles
Clément, le jardin fait partie intégrante du musée : jardin buissonnant, abrité de la
rumeur du quai par une haute palissade de verre,

il s’étend sur 18 000 m² et donne au flâneur (visiteur du musée, habitant du quartier, promeneur) une impression de foisonnement. C'est une « invitation au voyage » : sentiers, petites collines,
chemins dallés de pierre de torrent, bassins propices à la méditation et à la rêverie…169 arbres et une trentaine d’espèces végétales sont ici rassemblés : chênes et érables côté nord, magnolias
et cerisiers côté sud.
Côté rue de l'Université : reflets de l'un des bâtiments sur les murs de l'immeuble d'en face.

Façade des Ombres, le restaurant, vue du jardin
... Là où dialoguent les cultures

Un mur végétal se raccroche à la façade de pierre de l’immeuble voisin.
Les plantes s’accrochent à cette paroi verticale et se développent convenablement. On peut y observer, entre autres : bergenia, soleirolia, buddleia (arbre aux papillons), centrentus
ruber. Ce mur végétal dont l'inventeur est Patrick Blanc botaniste au CNRS spécialiste des plantes de sous-bois tropicaux, a été conçu avec l'objectif de protéger les bâtiments, tout
en assurant à l'installation végétale une pérennité d'au moins trente ans avec un entretien très réduit mais régulier.

vue du jardin
... Le musée présente des collections d'objets des civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques.
Une journée ne suffit pas pour découvrir toutes les merveilles qu'il contient.
Voici quelques tambours africains de Côte d'Ivoire et de Guinée (fin 19e, fond bleu) absolument
remarquables