Par kéline
Mardi 29 avril 2008
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16:30
J'ai appris en regardant les débats à l'Assemblée Nationale, que la mise en place du soutien scolaire gratuit pendant les
vacances de printemps concernait déjà 85.000 élèves. Ce
dispositif, a été lancé avec succès dans l'académie de Martinique où il a bénéficié à 1 144 élèves en difficulté grâce à la mobilisation de 176 enseignants
volontaires, rémunérés par des heures supplémentaires défiscalisées et exonérées de cotisation sociale.
La mesure a suscité des nombreuses critiques. Le maire de Toulouse a refusé tout bonnement de se plier à la demande du ministère. Beaucoup de municipalités
opposées au gouvernement ont politisé le débat : " on n'a pas été informé assez tôt, on n' a pas de matériel... ". Qui gère les crédits municipaux, qui, à ma connaissance,
fournit locaux et matériel scolaire ? D'autres ont eu des attitudes plus ambiguës. Ainsi un maire a accepté que 6 enfants de sa commune en bénéficient mais a refusé
d'accueillir les enfants de l'école privée sous contrat. On discrimine sans honte, on a le coeur à gauche mais seulement pour les enfants de l'école laïque, Les parents des
autres ne paient- ils pas la taxe d'habitation ? Certains maires attendaient de voir comment feraient leurs copains et ont tergiversé, d'abord oui, puis non... ?
La FCPE pensent que les enfants qui en
bénéficieraient seraient stigmatisés. C'est le contraire, ils seraient valorisés grâce à l'acquisition de meilleures bases données en petis groupes par des enseignants
qualifiés. Ils disent aussi qu'il vaudrait mieux que ce soutien ait lieu pendant les heures de classe obligatoire en période scolaire. Or, pendant les heures scolaires, les élèves
manqueraient des cours et leurs camarades s'ils sont mal éduqués, mal informés, pourraient aussi avoir une attitude négative. Autre argument avancé par la FCPE: ils
n'auront pas assez de repos, vivront ce soutien comme une punition. Ce qui est pure méconnaissance du problème car même pris en charge pendant les
récréations, les enfants en échec scolaire, ont avant tout un réel besoin qu'on s'occupe d'eux et de ce fait en sont heureux. La plupart ne manquent pas de temps de loisir
mais d'attention.
Puissent ces élèves, en dépit de l'attitude irresponsable de certains élus qui refusent de voir quel intérêt ils pourraient trouver dans cette aide, puissent tous ces
enfants avancer vers le collège , confiants, avec moins d'angoisse donc moins de réactions de violence ou de passivité, c'est ce que je souhaite de tout coeur.
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