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« A imaginer d’autres mondes, on finit par changer aussi celui-ci. »
Umberto Eco.
« A imaginer d’autres mondes, on finit par changer aussi celui-ci. »
Umberto Eco.
L'importance des pertes humaines grandit. On parle aujourd'hui de 22500 morts et de 41000 disparus. Restent les vivants. Il y
a urgence pour les sauver et ils méritent toute notre compassion. Les images des quelques journalistes qui ont réussi à entrer dans le pays commencent à parvenir jusqu'à nous et montrent la
pénurie des moyens. Etrangement, ces difficultés des journalistes à nous informer laissent sans voix Robert Ménard . A Rangoun, les canalisations d'eau ont été coupées pendant la tempête et
les sinistrés sont confrontés à une pénurie d'eau potable grandissante. Sans eau potable, sans abri, sans soin, les survivants sont en danger de morts. Et pourtant la junte militaire au
pouvoir n'accepte l'aide étrangère qu'au " compte-goutte" alors que la Birmanie ne peut pas, à elle seule, limiter les conséquences de ce drame, le plus grave vécu sur la
planète, à l'heure d'aujourd'hui. Inutile de chercher des coupables, mais agir au plus vite pour débloquer les réticences du pouvoir. J'ai lu qu'un haut diplomate américain avait
qualifié la junte birmane de "paranoïaque" . C'est peut être pas le moment .
Réaliste , Bernard Kouchner (journal télévisé de France 2 du 7 mai) veut imposer le droit d'ingérence humanitaire et appelle le conseil de sécurité des Nations Unies à adopter une
résolution qui imposerait à Rangoun de laisser passer l'aide internationale. Il souhaite également augmenter l'aide financière proposée par la France. Deux bateaux français avec des hélicoptères
attendent devant l'embouchure de l'Irrawaddy avec des bateaux anglais, indiens...et les autorisations n'arrivent pas. " Sur ces bateaux il y a beaucoup d'eau, il y a des médicaments, il y a de la
nourriture. "
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