Par kéline
Mardi 2 septembre 2008
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21:17
Elle Jeanne, lui Johnny.
Jeanne, instit en maternelle, avait passé deux ans au lycée français de Los Angeles. Son engagement terminé, elle revint en France et rencontra Johnny à son arrivée à l'aéroport.
Johnny, quant à lui, cultivait le flou artistique et on ne sut jamais vraiment de quoi il vivait. Coup de foudre de part et d'autre. Très vite il s'installa chez elle avec une petite
valise et un grand vivarium. Elle assurait le nécessaire, il assurait le superflu. Un superflu à deux faces puisqu'il avait deux passions, la musique et les serpents.
C'était un excellent guitariste de jazz et nous passions de longues soirées à l'écouter. Gitan, il disait même avoir appris à jouer sur les genoux de Django, ami de son père. Dans son grand
vivarium qui tenait tout un pan de mur vivaient deux crotales, un naja, et des vipères très offensives. Sur les radiateurs, son python s'enroulait nonchalamment. Il avait fait les frais de
cet amour-passion pour les reptiles puisqu'il portait sur le visage et le corps des cicatrices de morsures qu'il arborait comme des trophées de guerre. Il racontait qu'il avait été transporté
en Suisse par hélico à la suite d'une morsure, l'institut Pasteur n'ayant pas l'antidote sous la main.
Je n'étais jamais vraiment rassurée quand j'allais chez eux, craignant toujours qu'un des serpents ait déserté le vivarium. Au cours d'une promenade en forêt, il attrapa une couleuvre et me demanda
de la caresser pour vaincre ma phobie des serpents. Chose faite mais jamais renouvelée par peur de confondre couleuvre et vipère.
Jeanne, la douce, la timide, l'introvertie avait les cheveux courts mais elle s'amusait parfois à mettre une perruque pour changer de look. Elle avait justement cette perruque le jour de leur
rencontre et elle ne le détrompa pas quand il lui dit qu'il aimait beaucoup " ses cheveux longs " . Néanmoins, elle passa l'année suivante à se torturer les méninges pour savoir comment
arriver à lui avouer la vérité sans qu'on puisse la convaincre qu'elle devrait prendre la chose plus légèrement. Elle guettait anxieusement la pousse de ses cheveux pour enfin pouvoir quitter cette
perruque qui était devenue un vrai carcan par la force des choses qu'elle s'imposait.
Une plainte des voisins ( un serpent avait mis le nez dehors et j'ai soupçonné Johnny d'avoir été volontairement à l'origine de son égarement par provocation ) les obligea à déménager et
ils partirent vivre à la campagne.
Après quelques échanges épistolaires avec Jeanne, nous nous sommes perdues de vue et je ne sais pas ce qu'ils sont devenus.
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belle journée Kéline
Quant aux serpents (je vais probablement prendre une volée de bois vert en écrivant cela) mais je suis pour que l'on interdise totalement aux particuliers la possession d'animaux dangereux chez eux. (Cela concerne aussi les pitbulls etc. bien entendu).
Il y a suffisamment de choix avec les chiens, les chats, les oiseaux, les poissons, les cochons d'Inde, les lapins, les furets, et pour ceux qui ont de l'espace les ânes, les poneys, les chevaux, les cochons...
Non aux animaux dangereux surtout s'ils ne sont pas originaires de notre région : ça produit des catastrophes s'ils s'échappent.
Non, le bon sens n'est pas la chose du monde la mieux partagée...
J'ai un voisin qui a eu pendant de nombreuses années un sanglier. Attention ! En liberté complète ! Il était très affectueux avec tout le monde. Il est mort de sa bonne mort. Il y a aussi les renards (inoffensifs pour les humains, pour les chiens et même pour les chats. Mais pas pour les poules !)
Il y a aussi les chevreuils, les cerfs... Mais là, le problème c'est que c'est interdit par la loi (puisqu'ils sont considérés comme du gibier).
un sanglier ? ce n est rien d autre qu un cochon sauvage pas de quoi effrayer
Mais l'amour a ses raisons qu'on ignore il n'existe pas de recette à cela