Par kéline
Mardi 6 janvier 2009
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04:51
Dimanche, la maman d'Aparnaa, désemparée, m'a téléphoné pour me demander ce qu'elle devait faire : sa petite Sabrina était malade. SOS
médecin ne répondait pas. Son médecin traitant non plus. J'avoue avoir eu quelques minutes d'hésitation avant de lui proposer ... l'hôpital. Comment ai-je pu hésiter un laps de temps même infime ?
C 'est fou ça ! Même si, très vite, j'en ai pris conscience.
" Avec tous ces drames, si je tombe malade pas question que j'aille à l'hôpital. " disait l'autre jour une intervenante sur un forum.
Pourquoi cette insistance de la Presse à nous entretenir de décès survenus à l'hôpital et qui nécessitent une enquête, avant même d'en connaître les causes ? Jour après
jour sont diffusés interviews, témoignages de gens bien informés ou non, la plupart du temps à partir de on- dit ou d'approximations. Ca rappelle Outreau. On est en plein dans
la culture de l'accusation sans preuves !
Hier encore, l'hôpital de Metz mis en accusation, dément avoir laissé mourir une femme
faute de soins. Dépêche, démenti, dépêche, démenti, le soupçon s'installe. Pas de fumée sans feu. Toujours inquiet à juste titre lorsqu'il s'agit de sa santé, sujet angoissant
s'il en est, le lecteur ou le téléspectateur en arrive à perdre confiance en son hôpital .
Sans vouloir se rassurer à tout prix, il faut pourtant les chercher au microscope les erreurs ou les négligences fatales . A les montrer du doigt sans relativiser, c'est
oublier que l'hôpital est le lieu où la vie lutte au mieux contre la mort, même s'il arrive malheureusement que la mort prenne le dessus un moment venu et que
l'entourage du patient en soit désespéré. C'est oublier aussi que dans l'immense majorité des cas, les malades hospitalisés ressortent guéris et reconnaissants des soins qu'on leur a
prodigués.
L'erreur est humaine. Il y en a toujours eu, à l'hôpital comme ailleurs. C'est
dramatique mais inévitable. On peut demander réparation si ça arrive. On peut souhaiter que de meilleures conditions soient réunies pour qu'il y en ait le moins
possible, lutter pour les limiter, favoriser le travail d'équipe bien pensé, réformer
pour améliorer les conditions de travail des soignants mais ne pas perdre de vue que le risque zéro n'existe pas. Il ne sert à rien d'alarmer avant que les enquêtes en cours
aient conclu car la vérité, une fois connue, est souvent plus supportable que les suppositions qui vont dans tous les sens.
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