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« A imaginer d’autres mondes, on finit par changer aussi celui-ci. »

Umberto Eco.

Par kéline
Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 07:22

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Hier soir, alors que j'étais en train de visiter les blogs, porte-fenêtre ouverte sur le jardin, un frémissement de l'air m'amèna à lever les yeux et j'entrevis Vénus, queue gonflée, poils hérissés passer comme une flèche avant de disparaitre à l'étage sans crier gare. Je la suivis. Elle s'était réfugiée  dans son panier et elle reprit peu à peu un aspect ordinaire.
Rassurée,  je sortis pour découvrir la raison de sa frayeur. David, qui  taillait un arbuste quelques minutes plus tôt, avait posé sa cisaille et tenait dans les mains un tout petit merle tombé du nid, si petit qu'il ne savait pas encore voler. Il l'avait trouvé près de la haie de troènes. Au-dessus de sa tête, la merlette, queue et ailes déployées, tournait en rond et émettait d'incessants cris désespérés : chuck, chuck, chuck .... qu'on traduisit ensuite par : " lâche- le, rend -moi mon petit " sans être vraiment sûrs que ce soit la traduction exacte.
Par bonheur, David n'eut pas à chercher le nid bien longtemps. On savait, pour l'avoir observé avant la naissance des petits, qu'il était dans le jardin de Jacques et de Christiane. Il alla donc remettre le bébé merle à l'abri avec l'accord des propriétaires des lieux.
Depuis quelques jours,  merle ou merlette s'affairent sans relâche à chercher vermisseaux ou graines pour nourrir leur progéniture, et l'un des deux,  perché sur la porte du jardin de Christiane, veille afin éviter toute intrusion. Malheureusement, certains ennemis imprévisibles venus des airs s'introduisent quand même. Christiane, dans l'après midi, avait été peinée de voir  l'un des petits  tué par une  pie qui lui avait donné un grand coup de bec à un endroit sensible. D'autres prédateurs sans ailes pourraient tout aussi bien venir du sol . Suivez ma pensée. Une idée fort déplaisante m'avait en effet traversé l'esprit. Mais non, Vénus n'avait pas agressé le petit merle. Les cris de la merlette qui tournoyait au dessus de la tête de David l'avait effrayée et elle avait fui.
                                                                                                             (Photo de qualité médiocre prise dans le jardin l'année dernière :  merlette donnant la becquée )

                                                                                                             (merle sur un arbre perché au bord de l'étang, nov 2008)


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