Par kéline
Mercredi 12 août 2009
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Un jour, un homme, par désespoir et aussi par autopunition, et encore par culpabilisation, car il voulait faire
de la peine à son entourage, et aussi par un signe d'appel, car il ne se sentait pas entendu, et encore par défi, pensant que tout s'arrêterait...un jour, dis-je, un homme s'était pendu.
Il fut dépendu par quelqu'un qui passait par là.
Quand il ouvrit les yeux, il dit :
- C'est trop tard, vous auriez dû m'aider avant, m'aider à ne pas me pendre !
- Mais je ne vous connaissais pas ! dit le sauveteur inconnu.
- Cela ne fait rien, vous auriez dû quand même m'aider avant !
- Je passais juste par là.
- Justement, il ne fallait pas passer.
- J'ai pensé bien faire.
- Ceux qui disaient m'aimer pensaient eux-aussi bien faire...en ne faisant rien !
- Alors, j'aurais dû vous laisser mourir sans intervenir ?
- Non, intervenir avant que je me pende, me reconnaître, m'entendre, m'apprécier, m'aimer au besoin. Tout cela avant. Avant que mon désespoir ne me fasse douter de tout.
- Voulez-vous que je vous remette la corde autour du cou ? proposa l'inconnu.
- Surtout pas, je n'ai pas envie de mourir, j'ai besoin de parler.
- C'est que...Je n'ai pas le temps, je suis pressé.
- Oui, vous aviez seulement le temps de me dépendre ou de me remettre la corde autour du cou, pas de m'écouter.
- C'est tout a fait cela. Je suis pressé de vivre moi !
- Si un jour vous vous pendez, comptez sur moi, je ne vous décrocherez pas.
Je vais vivre avec cette idée, je sens qu'elle va me soutenir.
Il arrive ainsi à certains êtres d'avoir besoin pour survivre de s'opposer à toute tentative d'échange.
Ne croyez pas qu'il s'agit d'une histoire irréaliste. veuillez la relire et écoutez entre les mots.
Jacques
salomé
Contes à guérir, contes à grandir
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