Par kéline
Vendredi 11 septembre 2009
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...Du Bon Pasteur.
Hier soir, j'ai regardé sur France 3 un téléfilm très émouvant de Harry Cleven avec Bernadette Lafont, Anna Mihalcea, Stéphanie Sokolinski.
Le metteur en scène s'empare d'un fait de société ignoré par la plupart d'entre nous : Le
sort fait à de très jeunes filles aux mains de religieuses dans un univers concentrationnaire où la société n'exerçait aucun contrôle. L'action s'y déroule dans les années cinquante.
On nous raconte comment une jeune fille est envoyée dans un centre du Bon Pasteur tenu par des religieuses pour avoir seulement embrassé son futur fiancé. Battue par son oncle, reniée par sa
tante, elle s'y retrouve enfermée jusqu'à sa majorité. Dès qu'elle arrive, elle comprend qu'elle est coupable ...d'être en vie. La première des choses que font ses bourreaux, c'est de
lui enlever son identité. Elle n'est plus " Sylvie " mais " Henriette " tant son prénom est entaché par la " faute " qu'elle a commise. Une religieuse lui bande fermement les seins après
avoir découpé son soutien-gorge et vérifié sa virginité. On lui coupe symboliquement les cheveux...
Confrontée à des religieuses sadiques qui vont jusqu'au meurtre par négligence pour justifier leur vision inhumaine de la religion et imposer leur loi, elle subit les humiliations, les injures, le
cachot, le silence. Parole suspecte, il faut se taire. Le but évident est de détruire sa personnalité après avoir nié sa féminité. Amitié et rêve l'empêchent de sombrer. A l'extérieur
règne l'hypocrisie. Personne ne se préoccupe d'elle et de ses compagnes.
On ne peut qu'être bouleversé par une interprétation aussi délirante de la religion et par le sort qui a été fait à ces saines jeunes filles dont les familles se débarrassaient sans
scrupule.
On a fermé ces établissements dans les années soixante-dix.
Outre le fait que le téléfilm est fort bien interprété, on découvre un aspect effrayant d'une religion au service du Mal. S'il repasse, n'hésitez pas...
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Combien de vies brisées au nom de la foi sectaire.
C'est vrai que de mon temps (1942 et "bâtarde" !)...le qu'en dira-t-on, le regard des autres, le SILENCE, étaient de loi.
Le film dit-il ce qu'a été le destin de cette malheureuse ?
Bonne journée.
C'est elle qui raconte l'histoire. Elle s'est endurcie mais a su conservé toute son humanité. Elle raconte la vie de son amie qui a vécu le même cauchemar qu'elle, a fugué avec elle pour retrouver son bébé que les soeurs lui avaient enlevé à la naissance pour le faire adopter et qui s'est suicidée une fois rattrapée... Elle raconte toute l'histoire à la fille de son amie devenue adulte pour qu'elle sache QUI était vraiment sa mère.
J ai été chez les soeurs en primaire mais il y avait aussi des laïcs. La discipline était très stricte et les mises en garde dissuasives. Je me souviens par exemple d'une fois où les soeurs étaient arrivées en délégation à la maison pour dénoncer ma soeur aînée qui, pendant la prière du soir obligatoire le mois de mai, était restée avec une copine au fond de l'église à regarder du côté des garçons et la raclée mémorable qu'elle avait prise par mon père qui ne levait jamais la main sur nousd'habitude. Heureusement j ai échappé à la cantine et à l'internat. Rien de comparable avec ce que le film relate.
En tous cas, je voulais te dire, j'adore cette citation de Voltaire
bisous Marie Madeleine
gros bisouuuuuu
émouvant jusqu'au bord des larmes... Gros bisous ma chère Miriel
A plus tard
Bonne soirée ! Bises !
La réalité dépasse quand même la fiction. Je suis horrifiée par la mort de la petite Marina. "Morte de mort naturelle" (!!), mise au congélateur, jetée aux ordures. Pendant ce temps-là la mère se prépare à pondre pour la sixième fois ou plus.
victimes des caprices d’autrui. "