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... le débat sur la binationalité des hommes ou des femmes aux commandes de l'Etat ne mériterait-il pas d'avoir lieu ? Sans qu'il soit
nécessaire de le généraliser à tous les français qui ont la double nationalité comme c'est le cas de millions d'entre nous. Mon mari par exemple pour ne citer que lui. Mais il est évident
qu'en ce qui le concerne, sa double nationalité ne change en rien le sort de notre pays, il n'y a donc aucune raison de remettre en cause ce statut particulier. Qui d'ailleurs a parlé d'y
toucher ?
Par contre, on peut se poser la question pour ceux qui nous gouvernent : Que se passerait-il si un chef d'état ou un ministre en
exercice du futur gouvernement de la France avait la double nationalité et que les deux pays dont il est citoyen soient en conflit d'intérêt ? Imaginons même le pire : que se passerait-il
si les deux pays du président binational étaient en guerre l'un contre l'autre ? Il vivrait alors un conflit cornélien qui pourrait le miner, ruiner sa santé, l'obliger à
démissionner ou même plus grave. On voit tout de suite les retentissements que son conflit intérieur pourrait créer dans tout le pays. Pourquoi chercher les complications qui existent
même si on les cherche pas ?
Mais revenons à cette polémique du 14 juillet.
Tout a commencé quand François Fillon a réagi aux propos d' Eva Joly
qui voudrait remplacer le défilé du 14 juillet par un défilé de citoyens
comme il se déroule en Norvège. Pas de quoi fouetter un chat puisque ce serait étonnant que le (ou la) futur(e) président(e) PS -s'il ('elle) est élu(e) - lui confie un poste
régalien comme le ministère des armées.
"Je réagis avec tristesse.
Je pense que cette dame n'a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l'histoire française."
Levée des boucliers à gauche ! Choqués, scandalisés, indignés qu'un premier ministre ait pu tenir de tels propos, le PS a vu dans cette déclaration une
opposition à la binationalité (? !) , de la xénophobie (!!), et même du racisme . " Le premier ministre "heurte tous les Français d'origine étrangère en affirmant que quel que soit leur
degré d'intégration, ils ne seront jamais considérés comme des Français à part entière", a même écrit le président d'honneur du MRAP( !!!). Outrancier. Abusif. Mais pour qui écrivent-ils des
âneries pareilles ? Pure polémique de bas étage en vue de cuisine électorale à venir.
Martine Aubry au premier rang des choqués, s'en prend même à Sarkozy en regrettant qu'il ne demande pas à F.Fillon de partir. " Tais-toi ou dégage " devrait- il lui dire. Elle affirme le
droit d'Eva Joly à s'exprimer, droit que personne n'a jamais contesté, et refuse ce même droit au premier ministre de notre pays en lui prêtant des intentions imaginaires. Ses propos ne
plaisent pas à Aubry, alors il faut qu'il dégage ! On croit rêver.
Manuel Valls qui d'ordinaire a des interventions intelligentes et mesurées, après avoir qualifié l'affaire DSK de " torrent de merde politico-médiatique " ne
raisonne plus qu'en terme d'odeur et déclare cette fois que les propos de F.Fillon " puent " la xénophobie.
Si les plus modérés et les plus intelligents pètent les plombs et s'enferrent dans des propos pour le coup vraiment nauséabonds, la campagne risque de voler de plus en plus bas.
Drôle de début de campagne où l'on ne parle pas des projets pour la France, où les responsables politiques se comportent comme des chiffonniers en déformant toutes les " petites phrases " de leurs adversaires et en leur substituant des phrases encore plus petites puisque mensongères. Belle erreur de penser que plus c'est gros, plus ça passe.
" Je suis en colère quand j'entends comparer le défilé des Forces françaises le 14 juillet à ce qui se passe en Corée du nord. Cela témoigne pour le moins d'une grande mauvaise foi ou alors d'une profonde méconnaissance des traditions et de l'Histoire de notre pays". Vient de déclarer François Fillon de Libreville au Gabon.
Manuel Valls au PS, François Fillon à l'UMP auraient-ils l'un et l'autre modifié leur façon d'être à leur désavantage ?
Marre de la France qui polémique au lieu de réfléchir. Et si on passait aux choses sérieuses ? Les français, comme dirait Aubry qui s'imagine parler en notre nom à
tous, aimeraient bien une campagne présidentielle où leurs problèmes et les vrais problèmes du pays seraient évoqués.
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