Par kéline
Mardi 24 novembre 2009
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07:07
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... Sujet tabou pour de mauvaises raisons. Ce silence assourdissant ne laisse en effet aucune
place à l'amélioration d'une réalité désastreuse pour les enfants qui vivent dans les familles polygames.
Hier, Thierry Guerrier dans l'émission qu'il anime sur France 5 " C'est à dire " a donné la parole à Sonia Imloul.
Fondatrice et présidente de Respect 93, une association de prévention de la délinquance à Courtille,
un quartier de Saint-Denis, Sonia Imloul se penche depuis des années sur la situation de la petite enfance dans les quartiers les plus sensibles.
Selon elle, la polygamie serait en diminution en Afrique mais en augmentation en France où 30.000 à 50.000 foyers seraient concernés et où de 400.000 à 500.000
enfants en souffriraient. Beaucoup de violences entre les femmes et les enfants dans les appartements où s'entassent ces familles polygames avec 25 personnes en moyenne. Impossible de
respecter le rythme de sommeil des enfants dans ces conditions. Ils n'ont pas leur espace personnel pour faire leurs devoirs au milieu des tensions du groupe. Comment s'étonner ensuite
s'ils ont de grosses difficultés scolaires et des problèmes psychologiques. Pour la même raison d'espace réduit, ils sont souvent dehors et le risque qu'ils tombent dans la délinquance est
réel.
La famille polygame française : Un homme, deux ou trois épouses en région parisienne, quatre ou cinq épouses en province. La première épouse a des papiers réguliers, les autres
s'en servent pour accoucher et faire d'autres démarches. Le mari détourne les allocations dont il est le seul bénéficiaire. Il les confisque aux femmes et aux enfants qui souffrent souvent de
malnutrition.
Interdite par la loi depuis 1993, la polygamie est un danger réel pour l'épanouissement des enfants et leur réussite future nous dit Sonia Imloul. Les femmes ont besoin d'un
accompagnement juridique pour décohabiter car aucune n'accepte cette situation de gaieté de coeur. Aussi, Sonia Imloul demande-t-elle des mesures, notamment pour relancer la
politique de décohabitation des co-épouses afin de leur permettre d'aller vivre ailleurs avec leurs enfants ainsi que d'obtenir un titre de séjour. Elle demande
également une commission d'enquête parlementaire et souhaite s'appuyer sur les élus locaux pour répertorier ses familles et leur venir en aide.
Après le rapide résumé que je viens d'en faire, voici le lien de "C'est à dire
" qui vous permettra d'écouter la totalité de l'entretien si vous le
souhaitez.
Pays des droits de l'homme, notre pays a encore beaucoup de chemin à faire pour être celui de l'égalité hommes-femmes mais aussi celui de l'égalité des chances pour tous les enfants qui y
vivent !
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