...aménagé pour la circonstance de la fable de La Fontaine : Le héron
Le héron 'au long bec emmanché d'un long cou',
Auprès duquel je m'approchai comme un Sioux
Sur un chemin plein de cailloux
Ressemblait à celui de la fable citée.
Mais contrairement à son aîné,
Ne se hasarda pas à perdre mais à gagner
Sans doute était-il plus affamé
Que celui qui l'a précédé
Et a fait sa notoriété
La fine bouche, il n'a pas fait
Sous mes yeux étonnés,
Il s'est régalé
avec son poisson pêché.

La morale toutefois reste la même
Copie conforme avec celle de La Fontaine
" Les plus accommodants, ce sont les plus habiles :
On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
Gardez-vous de rien dédaigner. "

Hier, Place Saint Michel, il y avait de nombreux touristes qui, le nez en l'air,
l'APN au bout des doigts, photographiaient la fontaine sous tous ses angles. Le temps était magnifique et une douceur printanière dans l'air incitait à la flânerie. J'étais en
avance.
Comme eux, j'ai levé le nez et je l'ai vue, alors que je suis passée mille fois à côté sans vraiment la regarder. Je l'ai trouvée superbe.
Clic et zoom.


La fontaine Saint Michel fut inaugurée le 15 Août 1860. Conçue par l'architecte Gabriel Davioud, aidé de Flament, Simonet
et Halo. Elle est haute de 26 mètres et large de 15 mètres. La statue de Saint Michel terrassant
le Diable, dans la niche centrale, est de Francisque Duret. Les deux dragons crachant de l'eau en contrebas sont dus à Henri-Alfred Jacquemart. Le portique à colonnes est décoré de quatre
statues de bronze représentant les vertus cardinales de La Prudence, de Jean-Auguste Barre, La Force, de Eugène Guillaume, La Justice, de Louis Valentin Robert et
La Tempérance, de Charles Gumery.
... Ont pris des airs de musée d'Art Contemporain.
La glace a sculpté autour des plantes, des herbes et de la moindre petite brindille, des stalactites à leur mesure.


Cet hiver, à la première chute de neige, j'étais ravie comme dans cette citation d'Antonine Maillet :
" " La neige possède ce secret de rendre au coeur en un souffle la joie naïve que les année lui ont impitoyablement arrachée. "
A la deuxième chute de neige, j'étais blasée comme dans un poème de Baudelaire : " Et quand viendra l'hiver aux neiges monotones,
Je fermerai partout portières et volets. "
A la troisième, j'étais dégoûtée comme chaque fois que j'ai des ennuis dans la vraie vie. Encore ! Non mais je rêve ! Pas vrai ça !
A la quatrième, j'en ai pris mon parti, je me suis habituée, j'ai affronté et j'ai bien fait. Depuis mardi dernier, les lectures ont retrouvé le chemin de la pile, le linge
aussi ! La neige, c'est un vrai plaisir. Une seule chose à faire, s'emmitoufler chaudement pour aller profiter de ce don du ciel car comme l'écrit Christian Bobin : " Si
éclairants soient les grands textes, ils
donnent moins de lumière que les premiers flocons de neige. "
BON WEEK - END !