Le blog de kéline

arena.jpgLe fabricant de maillots de bain Arena a été condamné à verser 4,8 millions d'euros de dommages et intérêts à 96 salariés licenciés sans cause réelle et sérieuse.   (lire)
 Devant le conseil des Prud'hommes de Libourne, les employées licenciées ont chacune obtenu 50.000 euros de dommages et intérêts et 600 euros au titre des frais d'avocats.
J'aimerais bien que les entreprises françaises qui délocalisent à tout va - à commencer par les plus grandes - soient condamnées à payer un max aux malheureux qu'elles laissent ainsi sur le tapis sans raison véritable si ce n'est pour augmenter leur marge bénéficiaire. Depuis des lustres, on a trop laissé l'industrie française fuir à l'étranger où,  comble de l'immoralité, les adultes travaillent comme des esclaves, quand ce ne sont pas les enfants eux-mêmes.  Je déteste l'idée de l'esclavage et les produits oeuvrés sans respect pour la dignité humaine. Je déteste encore plus qu'on fasse travailler des enfants. Ces délocalisateurs nous dirigent vers les achats " made in esclavagia " que l'on prend malgré tout, tant il est vrai que l'on est jamais totalement innocent et que l'on ne peut passer sa vie à localiser la fabrication d'un produit. Dans le même temps, pour ne pas nous laisser de répit, les reportages télévisés nous montrent des images d'ouvriers chinois ou indiens dont les conditions de travail sont dignes de celles des personnages de Zola ou d'un film  d'Eisenstein. De quoi devenir schizophrène ...
De plus, quand on achète à prix modique un produit de moindre qualité,  on commence à rentrer dans le cercle infernal du consommateur qui consomme et jette et reconsomme et rejette...
Que l'état les surtaxe, que les tribunaux les condamnent si seulement ça pouvait arrêter l'hémorragie .
Mar 9 sep 2008 17 commentaires
quelque soit la société (grande ou petite) on est jamais a l'abri d'un licensiement !!!!
bonne journée
Laé - le 09/09/2008 à 10h07
c est vrai seulement si certains sont justifiés pour difficultés économiques d autres le sont moins
kéline
c'est devenu une vraie plaie  ces délocalisations ! Il faut à tout prix stopper les fuites de nos entreprises ! çà devient une nécessité : il y  aura bientôt plus de gens au chomage que de travailleurs ...
bonne journée quand même !
celilou - le 09/09/2008 à 10h39
 c est vrai une plaie
je te souhaite une bonnne soirée
kéline
pas mal la comparaison avec le livre de Zola!
depuis la naissance du capitalisme après la seconde guerre mondiale avec les nouvelles technologies ( fréquences, ondes, en passant par les moyens de locomotion) les grands patrons ne cessent de grossir en nous faisant consommer jusqu'à nous vendre de la merde. personne ne dit rien...à moins de cesser de consommer pour le plaisir de jeter.
killbill - le 09/09/2008 à 10h44

mais qu ils grossissent seulement il faut que tout le monde en profite :)

kéline
Ouf, OB a enfin fini ses caprices ...
Bon mardi ! Bisoux.

dom, de retour ...
dom - le 09/09/2008 à 11h57
bisous Dom
kéline
mouais ... no comment ... bisous du jour , christel
christel/seuleaumonde - le 09/09/2008 à 13h05
et vrai tout cela........!! dans ma jeunesse,, les vêtements cela ne s'achetaient pas ou très rarement (maman couturière et manque de trésorerie)  mais on aimait "récupérer" .... !! d'une robe de  La Redoute on en rêvait le temps d'une saison en regardant le catalogue.....bonne journée....
- le 09/09/2008 à 13h14
on rêvait avant et on les gardait longtemps
bonne soirée Simone
kéline
Je suis toutà fait d'accord avec tes remarques sur la délocalisation. Le problème de l'explotation des adultes et surtout des enfants est très grave et difficile à résoudre car il n'est plus question que de rendement et de profits, l'humain n'existe plus en temps que tel. S'il rapporte tant mieux sinon, il ne présente plus aucun intérêt. Des chartes ont été signées par des grands magasins ou des marques de sport en particulier , ils s'engagent à ne commercialiser aucun produit fabriqué par des enfants mais ont-ils les moyens de vérifier et si ce travail permet aux enfants de se nourrir, n'est- ce pas mieux que la prostitution par exemple ?  Quelles solutions peuvent sauver ces enfants ?
Je suis un peu longue mais, c'est vrai que ce sujet m'interpelle.
Bises et bonne journée, nous ne changerons malheureusement pas le monde aujourd'hui
 
Amaneda - le 09/09/2008 à 13h18
ont ils les moyens ? Bonne question oui
et de plus même si les industriels français vérifient et ne commercialisent pas des produits fabriqués par des enfants aller s installer en Inde par ex c est une façon de cautionner ce qui se passe dans l'usine à côté de la leur et une obligation de détourner les yeux
Hélas je ne vois pas comment les sauver
kéline
Dans l'absolue, je suis d'accord avec toi mais ma carte bleue, elle, quand j'ai besoin de nouvelles fringues, ne me permets pas de me demander ou mon jean a été fabriqué, je prends le moins cher point barre...comme beaucoup d'autre, d'autant plus quand il y a toute une famille à équiper
crasyone - le 09/09/2008 à 14h06
comme tout le monde crazyone comment faire autrement ?
kéline
Une commissaire européenne, Nellie Kroes, membre du conseil d'administration d'une dizaine de multinationales, a dit qu'il ne fallait pas dissuader les délocalisations mais les encourager!!!

Oui vous avez bien lu! Nous somes trahis par Bruxelles, la preuve.
philippe DAVID - le 09/09/2008 à 14h09

Voila le genre de trahison que nous paierons un jour ou l autre je le crains

kéline
On pourrait suggérer d'accepter de payer un peu plus cher et de ne pas rentrer dans la logique de la société de consommation et porter le même pantalon plusieurs années de suite.
Mais ce qui est le plus cher n'est plus forcément de meilleure qualité : le consommateur occidental ne bénéficie même pas des faibles coûts des salaires des enfants (ou adultes) en Chine (puisque depuis 2 ans, 90 % de ce que nous consommons est fabriqué en Chine : les Marocains s'en plaignent suffisamment), puisque les distributeurs accroissent leurs marges de façon exponnentielle !
J'avais pour habitude d'acheter de la qualité et de fabriquer moi-même (Il y a 7 ans que je ne suis pas allée en Irlande (où le tweed était de bonne qualité et à un prix raisonnable), je me demande s'il s'y fabrique encore du tweed en 2008 !!!). Et puis je "recyclais" les vêtements confectionnés dans ces tissus, d'une mode intemporelle, avec quelques détails pour les actualiser. Il nous faudrait reprendre notre liberté et échapper  aux gros industriels.
J'entends déjà ce que l'on va me rétorquer : nous travaillons, nous n'avons pas le temps de faire nos vêtements et ceux de nos enfants. Ma grand-mère, qui n'était pas salariée, mais qui travaillait à la ferme avec mon grand-père et ses beaux-frères et belle-soeur (ils n'étaient pas non plus salariés), travaillait plus (elle cousait les robes des fillettes de la maison). Du coup, elle gagnait plus ! Mais ça ne profitait pas à une multinationale ! Et permettait l'existence d'emplois comme "marchand ambulant" qui passaient dans les fermes à intervalles réguliers.
Quelqu'un a-t'il vu "l fils de l'épicier" film sorti l'an dernier ?
dominique03 - le 09/09/2008 à 14h29

je ne l ai pas vu
je regrette beaucoup la disparition des artisans dans tous les domaines...

kéline