Le blog de kéline
... Où Tahar Rahim, dans le rôle de Malik El Djebena détenu prodige, s'envole vers un destin de très grand
acteur.
Malik est seul au monde. Lorsqu'il rentre en centrale à sa majorité, il doit prendre ses décisions très vite pour rester vivant. Il tombe rapidement sous la coupe de César
( Niels Arestrup), qui dirige le gang des prisonniers corses. Ce dernier
exige de lui, en signe de soumission, qu'il commette un crime. En échange, il va être désormais protégé par prisonniers et gardiens corses confondus. Malik, en même temps qu'il apprend
à lire et à se cultiver, comprend très vite la loi de la prison. Il s'endurcit, gagne la confiance de César, avant de " rouler pour lui " et de devenir le prophète des " barbus " .
Prise au jeu de ces deux acteurs hors pair, envoûtée par les images et le talent de Jacques Audiard, c'est en sortant, les tensions tombées, que j'ai disséqué les invraisemblances de ce film réalisé à la perfection. L'état de fébrilité anxieuse qui m'habitait, la peur que le héros se fasse trucider une fois apaisée, les énormités en tous genres m'ont sauté à la figure.
On se balade comme on veut dans la prison d'Audiard, on peut trancher la carotide d'un autre prisonnier avec une lame de rasoir dissimulée dans la bouche, sans autre conséquence qu'un étalage effrayant d'hémoglobine. D'autres se retrouvent en prison pour beaucoup moins que ça. Malik, en liberté surveillée, tue les occupants d'une voiture dans un quartier hyper-protégé de Paris, en ressort couvert de sang, traîne un homme sur plusieurs mètres, et retourne tranquillement en prison sans être inquiété le moins du monde.
Alors, pour conserver la magie, inutile de le voir comme un documentaire même s'il nous montre certaines réalités du milieu carcéral, ses bâtiments sinistres, la drogue qui circule, la violence, les clans qui s'opposent, les meurtres impunis, les passe-droits. Considérons plutôt la prison comme la toile de fond nécessaire pour mettre en scène les émotions violentes d'une fable épique autour d'un thème affectionné par Audiard, celui du ratage des relations père - fils. Les épisodes fantastiques où le héros entretient dans sa cellule des dialogues imaginaires avec le prisonnier qu'il a tué, image paternelle qui continue à le hanter, prennent alors tout leur sens. Quant à César, père de substitution qui protège en asservissant et en humiliant, il perd tout pouvoir à la fin du film quand Malik et les barbus le défient.
Mais est-ce pour autant qu'il est libéré en quittant la prison ? On peut en douter. Encombré de disciples envahissants et ... " protecteurs " , il perd sa dimension de héros solitaire et on pressent que Jacques Audiard n'en a pas fini avec le père ...
Malik est seul au monde. Lorsqu'il rentre en centrale à sa majorité, il doit prendre ses décisions très vite pour rester vivant. Il tombe rapidement sous la coupe de César
( Niels Arestrup), qui dirige le gang des prisonniers corses. Ce dernier
exige de lui, en signe de soumission, qu'il commette un crime. En échange, il va être désormais protégé par prisonniers et gardiens corses confondus. Malik, en même temps qu'il apprend
à lire et à se cultiver, comprend très vite la loi de la prison. Il s'endurcit, gagne la confiance de César, avant de " rouler pour lui " et de devenir le prophète des " barbus " .Prise au jeu de ces deux acteurs hors pair, envoûtée par les images et le talent de Jacques Audiard, c'est en sortant, les tensions tombées, que j'ai disséqué les invraisemblances de ce film réalisé à la perfection. L'état de fébrilité anxieuse qui m'habitait, la peur que le héros se fasse trucider une fois apaisée, les énormités en tous genres m'ont sauté à la figure.
On se balade comme on veut dans la prison d'Audiard, on peut trancher la carotide d'un autre prisonnier avec une lame de rasoir dissimulée dans la bouche, sans autre conséquence qu'un étalage effrayant d'hémoglobine. D'autres se retrouvent en prison pour beaucoup moins que ça. Malik, en liberté surveillée, tue les occupants d'une voiture dans un quartier hyper-protégé de Paris, en ressort couvert de sang, traîne un homme sur plusieurs mètres, et retourne tranquillement en prison sans être inquiété le moins du monde.
Alors, pour conserver la magie, inutile de le voir comme un documentaire même s'il nous montre certaines réalités du milieu carcéral, ses bâtiments sinistres, la drogue qui circule, la violence, les clans qui s'opposent, les meurtres impunis, les passe-droits. Considérons plutôt la prison comme la toile de fond nécessaire pour mettre en scène les émotions violentes d'une fable épique autour d'un thème affectionné par Audiard, celui du ratage des relations père - fils. Les épisodes fantastiques où le héros entretient dans sa cellule des dialogues imaginaires avec le prisonnier qu'il a tué, image paternelle qui continue à le hanter, prennent alors tout leur sens. Quant à César, père de substitution qui protège en asservissant et en humiliant, il perd tout pouvoir à la fin du film quand Malik et les barbus le défient.
Mais est-ce pour autant qu'il est libéré en quittant la prison ? On peut en douter. Encombré de disciples envahissants et ... " protecteurs " , il perd sa dimension de héros solitaire et on pressent que Jacques Audiard n'en a pas fini avec le père ...
Mar 15 sep 2009
10 commentaires
J'ai entendu parler de ce film mais ne l'ai pas encore vu ...Je me laisse tenter ...J'irais...Bises à toi Keline
Baggins - le 15/09/2009 à 16h14
salut
encore une histoire corse
bonne soirée
encore une histoire corse
bonne soirée
bunny le chti - le 15/09/2009 à 16h57
Nul n'est prophète en son pays."
Explication Un individu n’est jamais apprécié à sa vraie valeur là où il vit.
Origine Ce proverbe est d'origine biblique. !!!
Hello..............no comment.....te souhaite une bonne soirée
Explication Un individu n’est jamais apprécié à sa vraie valeur là où il vit.
Origine Ce proverbe est d'origine biblique. !!!
Hello..............no comment.....te souhaite une bonne soirée
....=O_O=..... - le 15/09/2009 à 17h27
Si tu n'a vu le négatif qu'à froid, c'est que le film est une réussite, non ?
crasyone - le 15/09/2009 à 18h10
Oui sans doute mais d'habitude je suis plus catégorique dans un sens ou dans l'autre. En fait j'avais adoré son avant - dernier film " De battre mon coeur s'est arrêté ", je l'ai même revu avec autant de plaisir une deuxième fois ! Pour " Un Prophète " , j'étais scotchée pendant les 2 h et demi de projection, c'est un excellent thriller à l'américaine, mais la magie s'est arrêtée sur les dernières images...
kéline
euh non, je n'irai pas...
c'est tout à l'opposé de ce que j'attends d'un film
pas pour moi, chacun son kif...!
gros bisou et merci de me prévenir...glups, à quoi j'échappe...
belle et douce soirée à toi
c'est tout à l'opposé de ce que j'attends d'un film
pas pour moi, chacun son kif...!
gros bisou et merci de me prévenir...glups, à quoi j'échappe...
belle et douce soirée à toi
mamalilou - le 15/09/2009 à 18h35
Toujours assez oppressant un film dans les prisons. un autre univers, bonne journée
Kelly - le 16/09/2009 à 07h20
J'ai lu et entendu d'excellentes critiques sur ce film. Il paraît que l'acteur principal est génial .. Encore un film à voir lorsque je serai de passage à Paris
lizagrèce - le 16/09/2009 à 07h39
J'irai peut-être le voir et je tâcherai de le regarder comme une oeuvre d'art, pas pour le reste.
marie - le 16/09/2009 à 08h33
ce film a soulevé un tollé en Corse où l'on reprochait à Audiard , avant même sa sortie de continuer à utiliser le cliché corse=voyou ! mais quand les gens l'ont vu , ils ont bien compris que ce n'est qu'un film après tout!! bonne soirée, bises
fanfan - le 17/09/2009 à 16h57
Tout à fait juste ! D'ailleurs à moment donné, les Corses qui étaient majoritaires ont quasiment disparu et à la fin César était seul. Ce sont les barbus qui les ont remplacés. Mais tout ça c'est
pure fiction c'est ce que j'ai compris. La prison d Audiard est purement imaginaire à quelques détails justes près... bisous Fanfan
kéline
Bon après midi !! :*